Mon costume breton, mon identité...

Le costume breton est un élément important dans notre patrimoine et dans nos traditions. Le costume peut être considéré comme une carte d'identité historique et géographique.

 

Il existe plus de 250 costumes différents en Bretagne et sur chacun d'entre eux il y a un élément, un détail qui montrera aux autres qui nous sommes : notre place dans la société (bourgeois, commerçant, artisan, agriculteur, marin...), notre richesse et si nous sommes marié(e), veuf(ve). A l'époque, personne n'avait l'idée de faire un costume plus riche que lui permettait son rang social. Un simple coup d’œil permettait de savoir si on pouvait s'adresser à certaine personne.

Les costumes du cercle...

Tous les costumes portés par le cercle sont des reconstitutions à partir de photos, d'archives, de prêts et de dons.

Costume de 1880 : Porteuse de vierge et de sainte dans les pardons

Le cercle a reconstitué à partir d'archives des costumes de jeunes filles des années 1880.
Le gilet et le corselet sont en coton blanc, agrémentés de tulle brodé et de satin beige. La jupe en coton blanc est recouverte d’une sur-jupe en tulle. Le tablier est en coton piqué. Une ceinture large marquant la taille, en satin perlé, porte deux grands pans qui tombent à l’arrière du costume.
La coiffe est en tulle brodé, et recouvre une grande partie des cheveux.

 

Elle est ornementée d’un ruban de mariée en satin plissé et perlé qui s’attache à la base du cou. Le cou quant à lui, est paré d’un tour de cou agrémenté d'une croix et d'un cœur, lui aussi est en satin broché et perlé. Deux grands pans tombent jusqu’au milieu du dos. Le jour de leur communion, les jeunes filles portaient le même costume mais tous les rubans étaient bleus. Ensuite, elles remplaçaient tous les rubans par du satin beige et portait ce costume lors de grandes cérémonies religieuses (pardons) jusqu’à l’âge de leur mariage.

Costume début XXième siècle : Costume de Petit dimanche

Le costume a peu changé depuis la fin du siècle précédent, seule la coupe du tablier a évolué : la ceinture est droite et beaucoup plus étroite. La dentelle fait son apparition aux manches et sur les pourtours du tablier.
La coiffe commence à diminuer, de larges rubans pendent toujours dans le dos. Les femmes portaient la même coiffe lorsqu’elles travaillaient, et pour ne pas être gênées dans leurs mouvements, elles rabattaient souvent ces rubans sous les lacets aux niveaux des oreilles, sous les mentonnières.

Costume de 1920 : Grand Dimanche ou Costume de cérémonie

La camisole et le corselet sont en moire et en velours.

Aux poignets, on trouve de la dentelle blanche ou noire. Les milieux des manches et les plastrons sont brodés de perles de verre, de cannetille et de fil d’or ce qui représente des heures de travail pour l’atelier broderie.

Le tablier moiré était coloré, les femmes ne portaient un tablier ivoire que le jour de leur mariage.
La coiffe a quant à elle beaucoup diminué. Elle est en filet brodé dont les motifs ressortent car le fond de la coiffe est en coton bleu. Le cou des jeunes filles est orné d’un tour de cou dont les pans brodés pendent dans le dos et sur la poitrine. Celui-ci est agrémenté d’une croix et d’un cœur en argent ou en laiton (en or pour les plus fortunées).

Costume des hommes vers 1900

Les hommes de la région de Quimper sont nommés «glazik» (glaz étant bleu en breton) : les quimpérois sont ainsi «les petits bleus». Les glazik ont des costumes bleus pour des raisons économiques : lorsqu’après les guerres napoléoniennes on liquida les stocks de draps militaires devenus inutiles (chaque régime changeant la couleur de leur uniforme), les marchands allèrent chaque semaine les acquérir aux magasins militaires de Brest pour les revendre sur les marchés centraux comme celui de Quimper.
Les étoffes de draps bleus eurent plus la faveur des clients et c’est ainsi que le bleu devint la couleur du pays de Quimper.
Les jeunes hommes portent des costumes du début du XXème siècle. Ceux-ci se composent d’un plastron brodé porté sur une chemise blanche, d’une large culotte nommée bragou, d’un gouriz (ceinture) et de guêtres. Les plus jeunes ne porte pas de gouriz. En hiver, le plastron était recouvert d’une veste en drap et en velours. Certains jeunes hommes portent un chapeau avec des guides de velours perlés car ils sont mariés.
S’ils portent une fleur blanche à leur boutonnière, c’est que c’est le jour de leur noce.

Le costume des enfants

Le costume des enfants est aussi un costumes de «petits dimanche», en bonnet pour les plus jeunes, en coiffe pour les plus grandes.